!!! - Wallop

 

 

 

 

 

 

  

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 1997, emmené par son leader, Nic Offer, accompagné de Mario Andreoni, Rafael Cohen, Daniel Gorman et Paul Quattrone.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le groupe axe principalement sa musique dans la tendance house-music et drum’n’bass des années 90.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Ce nouvel album laisse peu de répit à celui qui voudrait s’échapper de la piste de danse.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

L’art du dancefloor est indissociable des arts du refrain et de la fluidité harmonique. 

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Le style dansant est très apprécié du grand public, mais il est difficile de ressortir un tube véritablement fédérateur de cet ensemble.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Musique électronique construite pour le dancefloor qui ne s’altère pas dans l’étroitesse de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (7)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Après le très pâle Shake The Shudder, les californiens de Chk Chk Chk plongent sans retenue dans le bain bouillonnant de la house-music et de la drum’n’bass avec leur déjà huitième opus studio, Wallop.

Cette attirance pour le dancefloor, certes déjà entrevue sur les précédents albums, aurait pu éteindre les derniers feux d’originalité du combo de Sacramento. Mais, s’il est certain qu’aujourd’hui nous sommes très loin de l’indie-pop étrange d’un Myth Takes ou d’un Strange Weather, Isn’t It ?, il semble que derrière le déluge de BPM la petite flamme entretenue par Nic Offer soit toujours aussi vivace. La triplette d’entame, Let It Change U, Couldn’t Have Known et Off The Grid, menée à coup de beats enflammés, est construite pour exténuer les amateurs de la piste de danse. L’electropop du single Serbia Drums ferait presque office de palier de décompression tant le début de Wallop baigne dans la fournaise. Jusqu’à la fin de l’album, l’envie de danser ne quittera plus l’auditeur, l’ambiance échevelée prend parfois quelques atours soul-funk comme sur Slow Motion et surtout This Is The Door.

Après avoir bricolé la pop des années 80, Chk Chk Chk revisite la lourdeur synthétique et dansante des années 90. Si, par nature, cette période était bien moins créatrice que la précédente, son groove diablement efficace est aujourd’hui remis en lumière par ce fiévreux Wallop.