Sleater Kinney - The Center Won't Hold

 

 

 

 

 

 

  

 

De qui parle-t-on ? :

Trio féminin américain, formé en 1994, séparé en 2006, puis reconstitué depuis 2014, composé de Carrie Brownstein, Corin Tucker et Janet Weiss. Cette dernière, après avoir participé à l’album, a décidé de quitter le groupe en raison de divergences artistiques au début du mois de juillet.

 

De quoi parle-t-on ? :

Avec St. Vincent à la production, le trio s’éloigne du garage-rock de ses débuts et découvre aujourd’hui les joies de l’electropop.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Délestée de sa part noisy, cette musique au rythme intermédiaire ne permet plus de pratiquer le pogo cher aux amateurs de punk-rock.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les nappes synthétiques aidant, les Sleater-Kinney intensifient encore la fluidité de leurs compositions.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Le pas un peu plus prononcé vers la musicalité de la pop rend cet ensemble beaucoup plus accessible.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

L’approche synthétique nouvelle se prête plutôt bien au jeu de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (7)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Le temps de la sagesse est arrivé pour les riot grrrl d’Olympia, The Center Won’t Hold, neuvième album studio, rompt avec les habitudes punk-rock du trio pour s’orienter vers un style pop-rock beaucoup plus apaisé.

Sur les onze titres que contient cet opus, seuls les furieux Hurry On Home, Bad Dance et la fin de l’éponyme The Center Won’t Hold permettent encore d’effleurer l’intensité rock. La production gérée de main de maitre par le phénomène un peu barré de l’electropop Annie Clark, alias St. Vincent, a répandu une chappe d’arpèges synthétiques sur le noisy-rock des Sleater-Kinney. Janet Weiss, maitresse des fûts depuis le mitan des années 90, admettant difficilement cette nouvelle orientation, a d’ailleurs décidé de tirer sa révérence au début de l’été. Mais qu’à cela ne tienne, le travail synthpop réalisé sur les sublimes Reach Out, Can I Go On ou The Future Is Here est tout bonnement exceptionnel. Ajoutez à cela la langueur merveilleuse des ballades Restless, Ruins et The Dog/The Body, et vous obtiendrez alors un aperçu réussi de la théorie de l’évolution.

L’avenir maintenant à quatre mains de Corin Tucker et de Carrie Brownstein semble donc voué à un bien beau destin. Les Sleater-Kinney évoquent toujours par les mots les travers de ce monde, tout juste choisissent-elles aujourd’hui de faire passer leurs messages dans la "tranquillité" de la pop.