Two door cinema club - False Alarm

 

 

 

 

 

  

 

  

De qui parle-t-on ? :

Trio originaire de l’Irlande du Nord, actif depuis 2007, composé de Kevin Baird, Alex Trimble et Sam Halliday.

 

De quoi parle-t-on ? :

Toujours dans le style synthpop dansant des eighties, les Two Door Cinema Club tentent aujourd’hui, avec plus ou moins de réussite, de puiser leur inspiration chez les américains de Sparks et chez les britanniques de Pet Shop Boys.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Si l’on n’est pas trop regardant, cet album vitaminé sera un excellent remède pour lutter contre l’arthrose.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Ce nouvel album pose quelques problèmes concernant sa direction artistique, mais ne remet certainement pas en question la maitrise de la fluidité harmonique du trio irlandais.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Même si le groupe perd aujourd’hui un peu de sa crédibilité, ce nouvel album ne sera certainement pas un échec commercial.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Ce style de synthpop, construit surtout pour la danse, ne perd pas son essence dans le format étroit de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion (5)

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

  

Si l’excellent Gameshow avait trouvé sa place dans le monde encombré de l’indie-pop dansante, False Alarm se perd aujourd’hui dans les méandres grand public de la synthpop eighties.

Le single Talk, bombinette dansante bénie par les mythiques Sparks, était donc l’arbre qui cachait la forêt. La plupart des autres titres de ce nouveau False Alarm ne sont pas à la hauteur de ce porte-étendard. Cela commence pourtant pas mal avec l’enjoué Once, autre tube potentiel de ce quatrième album. Mais le trio de Bangor essaye alors d’inscrire ses boucles rythmiques dans les pas dorées des divins Pet Shop Boys… et se prend les pieds dans le tapis pour simplement effleurer les arpèges ennuyeux du duo teuton Modern Talking sur Satisfaction Guaranteed ou encore sur Nice Too See You. Seul Satellite, qui s’en remet encore au génie des californiens de Sparks, fait une dernière fois illusion, mais le bilan d’ensemble de ce False Alarm est globalement consternant et sans appel.

Contrairement à ce que laisse sous-entendre le patronyme de ce nouvel album, l’alarme de la créativité des Two Door Cinema Club semble malheureusement avoir été déclenchée pour de bon, et l’occurrence d’un accident harmonique irréversible parait aujourd’hui inéluctable.