Ian Brown - Ripples

 

 

 

 

 

 

 

  

De qui parle-t-on ? :

Chanteur et musicien anglais, actif depuis 1984, leader par ailleurs des mythiques et très peu prolifiques Stone Roses.

 

De quoi parle-t-on ? :

Grand historien de la culture rock britannique, Ian Brown étale son savoir-faire dans ce domaine avec un penchant prononcé pour la britpop.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Si l’on peut bouger plus que de raison sur les titres Black Roses et Ripples, Ian Brown cultive surtout les arts du mid-tempo et de la langueur.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les premières notes de First World Problems nous font très vite comprendre que la fluidité musicale sera le leitmotiv de ce nouvel album.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Il y a peu de chances que cet album rencontre un grand succès populaire, mais des titres comme First World Problems et Ripples pourraient malgré tout faire le bonheur des charts britanniques.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock monocorde et limpide à tendance britpop qui s’adapte plutôt bien à l’étroitesse de la compression.  

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (7)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Perdu de vue depuis presque une dizaine d’années, le britannique Ian Brown revient avec Ripples, album au parfum persistant de britpop.

Le mentor des mythiques Stone Roses revisite en dix titres la grande histoire du rock britannique. Avec les Beatles évidemment, genèse de cette formidable épopée, sur le très pop et langoureux Breathe And Breathe Easy, le reggae de UB40 sur le final Break Down The Walls, le post-punk de Madchester sur l’intense Black Roses et bien sûr la britpop sur les addictifs First World Problems et Ripples. La cinquantaine bien avancée n’enlève rien à la fraicheur de la voix et au songwriting lumineux de Ian Brown, sur ce septième opus en solo l’anglais cultive une nouvelle fois à merveille sa science innée de la mélodie.

Ian Brown prend certes peu de risques et sort avec parcimonie de sa zone de confort habituelle... mais élever la convenance musicale à ce niveau de perfection est un pari que le natif de Warrington remporte sans difficulté.