The Good, The Bad & The Queen - Merrie Land

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Supergroupe anglais, actif depuis 2006, composé du chanteur de Blur, Damon Albarn, de l’ancien bassiste des Clash, Paul Simonon, d’un membre des défunts The Verve, Simon Tong, et de l’ancien batteur du regretté Fela Kuti, le nigérian Tony Allen.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le combo revient dans le style folk-rock de son premier opus, en appuyant un peu plus sur le curseur de la mélancolie.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Ensemble plutôt lent construit pour exprimer la tristesse et attiser le regret.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les mélodies sont plutôt accrocheuses, mais il faut prendre son temps pour appréhender le message de Damon Albarn.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Plutôt agréable à l’oreille, mais peut-être un peu trop triste pour éveiller l’intérêt du grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le chant divin de Damon Albarn interdit à lui seul le processus de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Quatre mois seulement après la sortie du nouvel album des Gorillaz, Damon Albarn reprend déjà du service avec le second opus du supergroupe britannique The Good, The Bad & The Queen.

Onze années se sont écoulées depuis la première réunion du chanteur de Blur, de l’ancien bassiste des mythiques Clash, Paul Simonon, du guitariste de The Verve, Simon Tong, et du batteur du regretté Fela Kuti, Tony Allen… et pourtant rien ne semble avoir vraiment changé. Dès les premières notes de l’éponyme Merrie Land l’on reconnait la patte musicale de Damon Albarn, impression évidemment confirmée lorsque le divin londonien se met à chanter. L’album suinte la mélancolie, celle engendrée par le déchirement provoqué par l’inexorable Brexit, le combo affirmant dans le même temps son appartenance au royaume britannique et son attachement au vaste continent européen. L’ensemble baigne dans cette ambiance morose avec un rythme monocorde qui ne décolle jamais vraiment. Mais ne nous méprenons pas, ce folk désenchanté est tout bonnement lumineux, les complaintes Gun To The Head, The Great Fire ou encore Drifters & Trawlers, transcendées par le chant chagrin de Damon Albarn, sont des pépites pamphlétaires bouleversantes et nostalgiques.

Si le processus du Brexit semble pour l’instant être annonciateur de catastrophes, Merrie Land quant à lui présage plutôt d’un avenir radieux pour la suite de la carrière du quatuor britannique The Good, The Bad & The Queen.