Toothless - The pace of the passing

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Projet solo du britannique Ed Nash, par ailleurs bassiste du combo anglais Bombay Bicycle club.

 

De quoi parle-t-on ? :

Entre electropop et britpop, de la power-pop anglaise mille fois entendue… mais dont on ne se lasse décidément pas.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Pour éviter le claquage, un petit échauffement sera nécessaire avant de se lancer dans le déhanchement provoqué par ce nouvel opus.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les singles imparables et explosifs de ce premier essai aideront certainement Ed Nash dans sa quête de reconnaissance.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Il est très difficile de résister à la gaité de Sisyphus ou à l’appel de The Sirens.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Synthpop et pop-rock de factures assez classiques plutôt bien adaptés au format compressé.  

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Les « Sans Dents », chers au président François Hollande, sortent de leurs conditions sociales déplorables et obtiennent leurs titres de noblesses grâce à un album de pop lumineuse et enjouée… Bon, trêve de plaisanterie, revenons à nos moutons et plus particulièrement au britannique Ed Nash qui profite du silence imposé par son groupe Bombay Bicycle Club pour initier le projet Toothless.

The Pace Of The Passing est un condensé musical radieux et euphorisant. L’album commence pourtant par une ballade, Charon, sans doute un « sympathique » hommage au passeur des Enfers. Arrive alors Sisyphus, feel good single incroyable qui, à l’instar d’un We’re From Barcelona ou d’un Young Folks respectivement des suédois de I’m From Barcelona et de Peter Bjorn And John, donne instantanément la patate. La synthpop pétulante de Palm’s Backside et d’Alright Alright Alright prolongent sans difficulté cette belle allégresse. Tom Fleming, le bassiste des immenses Wild Beasts, vient prêter main forte sur le langoureux et magnifique The Midas Touch. Le propos se fait plus rock et effleure les thèmes abordés autrefois par les irlandais de The Frank And Walters sur l’intense You Thought I Was Your Friend. Ed Nash termine l’album en roue libre et touche encore une fois la grâce avec le splendide crescendo electropop de The Sirens en collaboration avec le trio féminin britannique The Staves.

Par son côté convenu et académique The Pace Of The Passing rate de justesse ses galons de chef-d’œuvre, mais une mention spéciale lui est décerné pour son extraordinaire capacité à provoquer le sourire et l'enthousiasme.