Tristesse Contemporaine - Stop And Start

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Trio apatride installé en France, actif depuis 2009, composé de la japonaise Narumi Omori, du suédois Leo Hellden et de l’anglais Michael Giffts, alias Maik. Il est à noter que ce dernier, alors sous le nom de Mau, était le rappeur du groupe bristolien Earthling, dont le premier essai Radar est l’un des plus grands albums de l’histoire du trip-hop.

 

De quoi parle-t-on ? :

Cold-wave eighties dans la même mouvance que les deux premiers opus, toujours proche, entre autre, du style des britanniques de Joy Division.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Electropop hypnotique et métronomique, au tempo plutôt enlevé, qui permet selon l’humeur du moment d’approcher le dancefloor.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les morceaux sont plutôt « simplistes », mais il faut quelques écoutes pour s’imprégner de la noirceur de cet ensemble.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Plutôt remuant mais un peu trop sombre et antédiluvien pour captiver le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Electropop répétitive et minimaliste plutôt adaptée au format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Choisir un patronyme français lorsque que l’on vient d’un pays étranger est plutôt un bel hommage à la langue de Molière. Associer de plus, deux mots qui ne vont pas naturellement ensemble est une chose intelligente qui marque forcément les esprits, c’est la petite prouesse que réalise Tristesse Contemporaine

Mais le talent du trio parisien ne s’arrête pas seulement à ce paradoxe linguistique. Après deux albums déjà très réussis, ils signent avec Stop And Start un nouveau manifeste de post-punk sombre… et éventuellement dansant selon l’état d’esprit du moment. Le single Let’s Go ouvre cet opus dans un tempo enjoué proche du New Order des débuts. L’entêtant Dem Roc est un concentré de minimalisme électrique inspiré du travail des immenses Kraftwerk. Tout en restant dans cette mouvance noirâtre et répétitive, Girls dégage une sonorité plus pop. L’electro-rock de Know My Name lorgne quant à lui du côté des Cramps. Vous l’aurez compris, Stop And Start jusqu’aux dernières notes de Ceremony est une compilation brillante et nostalgique de l’underground eighties. 

Les Tristesse Contemporaine ne sont certes pas des génies de l’innovation et de l’originalité, leur cold-wave convenue calque nombre de références facilement identifiables. Mais peu importe! Etre capable de nous donner envie de réécouter les Joy Division, les Young Marble Giants ou le krautrock germanique est forcément une preuve de bon choix et de bon gout.