Bonobo - Migration

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

DJ et producteur anglais, actif depuis 2000, de son vrai nom Simon Green.

 

De quoi parle-t-on ? :

Electro minimaliste et répétitive proche de l’ambiance chillout et de la lounge music des Thievery Corporation.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

La beatbox entêtante de Outlier ou de Kerala ne suffit à compenser l’atmosphère ambient de cet opus.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Ce format répétitif peut rebuter au début, il faut un peu de persévérance pour apprécier ces boucles électroniques à leur juste valeur.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Même si elle est brillante, cette musique n’évite pas les stéréotypes… et sera donc parfaite en fond sonore.

 

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Cette musique synthétique et répétitive est évidemment bien adaptée au format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

En souvenir de la fin du XXe siècle où la lounge music, sublimée par les Thievery Corporation ou compilée par les Frères Costes, était une denrée fort appréciée, jetons une oreille sur le nouvel opus du DJ britannique Simon Green, alias Bonobo.

Il est difficile d’analyser un style musical qui s’apprécie surtout en fond sonore dans les bars branchés ou lors d’une bonne soirée entre amis. Avec Migration, Bonobo fait pourtant beaucoup d’efforts pour extraire sa musique du simple carcan de la distraction. Ce nouvel album est une invitation au voyage, des sonorités africaines de Bambro Koyo Ganda, en passant par l’hommage à l’Inde sur l’imparable Kerala et des influences plus septentrionales sur bien d’autres morceaux, Simon Green nous fait pleinement profiter de son expérience acquise lors de ses nombreuses pérégrinations. Le vétéran de la musique électronique réalise donc une prouesse, sans abandonner sa passion pour l’ambient et sans céder aux chants des sirènes du mainstream, il délivre sa prestation la plus aboutie et la plus accessible au commun des mortels.       

Bonobo réussit donc son pari, Migration est une gourmandise aérienne suffisamment émoustillante pour permettre de captiver l’auditeur en dehors du simple cadre de la musique d’ambiance.