Rocky - Soft Machines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Quatuor français composé de la chanteuse Inès Kokou et des musiciens Tom Devos, Olivier Bruggeman et Laurent Paingault.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rocky aborde les thèmes de la soul, du funk et du R’n’B avec toujours, en fil rouge, un fond d’electropop dansante.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

La plupart de ces mélodies nous entrainent irrémédiablement vers la piste de danse.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les neuf titres de cet album sont potentiellement tous d’imparables singles.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Big South, Apologize et This Love sont des tubes qui devraient faire les beaux jours de Rocky.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Electropop lascive conçue pour le format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

A l’instar de leur mentor cinématographique, les français de Rocky frappent fort. Avec Soft Machines, ils réalisent tout simplement l’album le plus sexy de cette année 2016.

Formé de trois anciens musiciens du défunt TV Glory et de la sculpturale Inès Kokou, le combo nordiste concocte une synthpop aux arpèges torrides. Le très groovy Apologize met d’entrée le feu au dancefloor. La voix légèrement rauque et incandescente de la belle Inès, très proche parfois des intonations de celle de la grande Annie Lennox, fait encore monter d’un cran la température. Le tempo funky de Band Against The Wall rafraichit à peine cette atmosphère bouillante. Le single Big South est une pépite soul qui ferait fondre de plaisir n’importe quel bloc de glace. Brandy & Monaco et I Hate You apaisent cette ambiance brulante et font souffler un léger vent mélancolique. A partir de Love Is A Soft Machine et ce jusqu’aux dernières notes de This Love, cet opus prend définitivement la direction des clubs et du monde de la nuit.

Rocky cite fréquemment LCD Soundsystem comme une de ses sources d’inspiration et effectivement, Soft Machines emprunte ça et là quelques idées au génial James Murphy. Mais réduire cette musique à cette seule influence est une erreur, le quatuor hexagonal a quelques autres cordes à son arc qu’il expose magnifiquement sur cet album à l’intense glamour.