Teenage Fanclub - Here

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe écossais, actif depuis 1989, composé des trois membres d’origine Norman Blake, Gerard Love et Raymond McGinley, accompagnés de Francis MacDonald et de Dave McGowan.

 

De quoi parle-t-on ? :

Teenage Fanclub est l’archétype du groupe de rock indépendant. Passés à leurs débuts par le shoegazing, les écossais empilent maintenant les popsongs dans un style britannique très conventionnel.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Quelques titres mid-tempo, beaucoup de ballades, rien n’incite vraiment au mouvement sur ce nouvel opus.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le songwriting à trois têtes imposé par Norman Blake, Gerard Love et Raymond McGinley renforce encore la puissance mélodique du Teenage Fanclub.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Le style très mélodique s’écoute facilement en fond sonore, mais ce rock un peu suranné n’attirera pas forcément l’oreille d’un nouveau public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Pop-rock assez conventionnel et très aérien, l’écoute en format compressé sera donc très agréable.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Lorsque l’on évoque le rock indépendant ou la musique alternative, après avoir immédiatement pensé à Radiohead ou aux Pixies, notre esprit ne tarde pas à se tourner vers les Teenage Fanclub du début des années 90.

Certains l’ont peut-être oublié ou ne le savent tout simplement pas, mais les chefs-d’œuvre Bandwagonesque et Grand Prix sont deux pièces maitresses de l’histoire du rock britannique.   

Alors bien sur depuis le début des années 2000, faute d’évolution et par manque d’inspiration, le combo de Bellshill est un peu tombé dans l’oubli. Pourtant chacun de ses nouveaux albums, même s’il n’est pas toujours à la hauteur de nos attentes, fait perdurer cette petite étincelle qui lui permet de survivre dans le vaste fourre-tout qu’est devenue la musique indépendante. Here ne déroge pas à cette règle, s’il n’est pas un grand disque il intègre suffisamment d’ingrédients pour satisfaire l’auditoire habituel du Teenage Fanclub. Tout cela commence avec la pop enjouée du single I’m In Love. La patte des Beach Boys, éternelle référence des écossais, est très présente dans le rock de Thin Air. Hold On, avec son petit gimmick entêtant, sera à n’en pas douter l’un des morceaux préférés du public. A partir du titre The Darkest Part Of The Night le groupe entre dans une séquence plus langoureuse qui lui permet d’exprimer la partie folk de son répertoire. Here déroule ainsi ses arpèges classieux entre rock aseptisé et ballades intimistes jusqu’aux dernières notes du très dépouillé et bien nommé Connected To Life.

Non, les Teenage Fanclub ne sont pas morts, s’ils ne sont plus aussi influents qu’autrefois leur petite musique trouve encore sa place dans le magma fusionnel des genres et des cultures d’aujourd’hui… et c’est une sacré bonne nouvelle pour l’équilibre instable de cette valeur refuge que le rock indépendant représente encore.