Dionysos - Vampire en pyjama

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe français, actif depuis 1993, composé de son leader charismatique Mathias Malzieu, de la violoniste et chanteuse Elisabet Maistre et des musiciens Michaël Ponton, Eric Serra-Tosio et Stéphan Bertholio.

 

De quoi parle-t-on ? :

Dionysos réalise l’un de ses albums les plus accessibles. Le noisy rock encore présent il y a peu a totalement disparu et laisse place à une Country-folk du plus bel effet.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Peu de grandes envolées ou de nervosité comme par le passé, mais un petit jeu de percussion qui permet de se trémousser sur son canapé.  

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Mélodies aux refrains imparables que l’on n’a pas fini de fredonner.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Préparez-vous à entendre jusqu’à satiété les lumineux Vampire de l’amour et Guerrier de porcelaine.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

L’écoute en format non compressé est toujours conseillée mais ces mélodies légères et fluides s’apprécieront aussi en version MP3.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Après avoir réglé celle de Jack, Dionysos décide de s’attaquer à notre mécanique du cœur et d’adoucir ainsi ce monde cruel et injuste. Ce nouvel opus succède au difficile et torturé Bird’n’roll dans un format apaisé et radieux.

Vampire en pyjama est la bande idéale et originale d’un western dont la fin sera forcément heureuse. On imagine bien le groupe enregistrer ces morceaux dans un de ces vieux saloons qui hantent nos souvenirs de jeunesse et voir débarquer au détour d’une chanson John Wayne ou Richard Widmark. Envolées les effluves noisy de Wet, de Coccinelle ou de Song for Jedi, les trois premiers titres, Chanson d’été, Guerrier de porcelaine et Vampire de l’amour, sont des bluettes harmoniques parfaites à l’essence folk et country. Ces treize mélodies à la poésie toujours aussi foutraque sont toutes des singles en puissance. Les voix alternées de Mathias et Babet sont un enchantement pour nos oreilles et transcendent divinement ces petites ritournelles. Sûr de sa force, Dionysos se permet de revisiter le tube planétaire de la suédoise Lykke Li, I follow rivers, dans une version folk dépouillée et intimiste. Le très émouvant Vampire en pyjama, en clôture de l’album, nous rappelle que la vie est loin d’être un long fleuve tranquille et que celle de Mathias a failli s’arrêter suite à un très grave problème sanguin.  

Mathias Malzieu et Elisabeth Maistre, toujours aussi créatifs, vont certainement provoquer le raz de marée populaire que le combo valentinois n’a jamais connu. Malgré son constat narratif de la maladie, Vampire en pyjama est une ode à la vie, cette vie à laquelle Dionysos s’accroche et qu’il n’est pas prêt de lâcher.