Ty Segall - Emotional mugger

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Musicien et chanteur américain, actif depuis 2004, par ailleurs co-fondateur et batteur du groupe Fuzz.

 

De quoi parle-t-on ? :

Dans une version plus rock que son précédent album, Ty Segall passe son hard-rock eighties dans la broyeuse pour le reconstruire dans un format expérimental.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Rock intense et lourd toujours assez proche du hard-rock des années 80 et même si le rythme n’est pas toujours très enlevé, la pratique du Air guitar reste de rigueur.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Ty Segall se complait toujours dans le rock bruitiste mais il essaie d’autres sons, d’autres ambiances, ce qui impose plusieurs écoutes.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ceux qui n’aiment pas le rock bruyant peuvent passer leur chemin.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Album un peu plus expérimental que les précédents et toujours ce fond sonore assez lourd, l’écoute en format non compressé est préférable.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Le chef d’œuvre Manipulator et l’excellent deuxième album des Fuzz, sorti en fin d’année 2015, nous faisaient saliver d’envie à l’idée de découvrir ce nouvel opus.

La première écoute d’Emotional mugger impose tout de suite un constat, la fluidité du précédent album a quasiment disparu et laisse place à un rock lourd, rêche et bancal. Ty Segall ne se satisfera donc jamais de son aisance mélodique et de la facilité avec laquelle il peut empiler les tubes. Il renferme sa musique dans son laboratoire secret pour concocter les nouvelles molécules du rock de demain. Ces expérimentations s’avèrent parfois hasardeuses et donnent le dispensable et incompréhensible W.U.O.T.W.S., mais le plus souvent elles confinent au génie et engendrent du saccadé Squealer, de l’instable California hills ou encore de la magnifique balade finale et son fond sonore à base de claquettes, The Magazine.

Dire que Ty Segall est un artiste prolifique est un doux euphémisme, à même pas trente ans le californien a déjà derrière lui, en solo ou avec ses différents groupes, plus d’une dizaine d’albums au compteur. Cette hyperactivité serait anecdotique si elle n’alliait pas en plus une totale maitrise de son art et un talent démesuré pour bonifier ce noisy rock. Emotional mugger n’est certes pas au niveau de Manipulator mais il contient suffisamment d’ingrédients pour satisfaire les fervents adorateurs du trublion du rock américain.

 

Ty segall