Beach house - Depression cherry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Duo Américain mixte, actif depuis 2004, composé de la claviériste et chanteuse  Victoria Legrand et du multi-instrumentiste Alex Scally. Il est à noter que Victoria Legrand est née en France et qu’elle est la nièce du compositeur français Michel Legrand.

 

De quoi parle-t-on ? :

Dreampop à la langueur insolente dans la continuité de l’album Bloom, toujours dans la même mouvance que des groupes comme les suédois de JJ ou les canadiens de Memoryhouse.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Tempo assez lent, mélodies éthérées, tout ici est fait pour que l’on écoute béatement cette musique céleste.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Levitation, Sparks, Space song,... on pourrait énumérer un à un les titres de cet album et louer la perfection harmonieuse de leur refrain.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Musique à la pureté cristalline mais très mélancolique, c’est certainement ce qui empêchera Beach House d’avoir un grand succès populaire.  

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Musique synthétique facilement écoutable en format compressé, seule la voix parfaite de Victoria pourrait nous contraindre à utiliser un format plus aéré.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

Première surprise lors de la découverte de la pochette de Depression Cherry, le digipack est recouvert d’une sorte de moquette rouge plutôt agréable au toucher. Beach house a peut-être voulu créer une osmose entre son Electropop douce et suave et cette enveloppe à la sensation douillette.

La question qui nous turlupine immédiatement est de savoir si ce packaging original ne masque pas un certain manque d’inspiration ? Heureusement très vite, les premières notes de Levitation, confortées dans la foulée par celles du single Sparks, évacuent cette pensée malsaine. Depression Cherry se positionne dans la continuité de Bloom, les mélodies sont magnifiques, les boucles électroniques se font angéliques et le chant câlin de Victoria nous fait définitivement chavirer dans une ambiance cotonneuse et charmeuse. Ces harmonies au tempo assez lent rappellent un peu le travail d’un autre duo passé maitre dans l’art de manier les nappes synthétiques calmes et exquises, les suédois de JJ.

Il existe bien sûr beaucoup d’autres groupes qui pratiquent cette Dreampop à la beauté cristalline, JJ donc, Purity ring, The XX, Memoryhouse… et Beach house n’est peut-être pas le plus original d’entre eux. Cette musique divine captive pourtant fortement l’attention et arrive à nous faire croire, le temps d’un album, qu’elle est unique en son genre.