Cascadeur - Ghost surfer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Projet solo du musicien et chanteur Français Alexandre Longo.

 

De quoi parle-t-on ? :

Dreampop planante, utilisant beaucoup les instruments classiques, notamment le piano. Alexandre Longo chante sur plusieurs titres mais laisse aussi la place à de nombreux invités.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Mélodies toutes en douceurs qui n’élèvent jamais le ton. Seul le morceau éponyme, Ghost surfer, provoque une lente ondulation du buste.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les refrains de ces ritournelles s’immiscent lentement dans notre système nerveux pour nous forcer à les réécouter sans cesse.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Excellent disque pour l’utilisation en musique de fond, dans des pubs ou en accompagnements de reportages, films ou autres séries. Pour autant, comme l’artiste lui-même, cette musique risque de conserver un certain anonymat.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Musique cristalline, proche parfois du répertoire classique, qu’il faut donc écouter en toute décompression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

Entré dans la lumière en 2008 lorsqu’il remporta le prix CQFD des Inrocks, Cascadeur a choisi de continuer sa carrière dans l’anonymat, caché sous son casque de moto, peut-être pour éviter les chocs des soubresauts médiatiques et de la furia populaire qui ne sauraient tarder à arriver. Quand on est capable d’attirer sur son nom les leaders de Midlake et des Tindersticks, groupes ô combien importants dans le monde de la musique indépendantes, le gratin actuel de la musique classique et un chanteur ex-ringard, maintenant béatifié par les Inrocks, on peut tout de même penser que ce que l’on réalise est tout bonnement considérable. Ces mélodies oniriques ne sont pas sans rappeler le travail d’Agnes Obel, mais là ou le répertoire de la belle Danoise est assez monocorde, Cascadeur explore d’autres contrées, d’autres sons, pour se rapprocher parfois de ses compatriotes, Air, notamment sur l’album 10 000 hz legend. Il ne serait d’ailleurs pas surprenant de voir Alexandre Longo s’essayer un jour à la composition de bandes originales de films tant ces chansons épiques s’adapteraient parfaitement à certains road movies. Après un premier opus remarqué mais plutôt étriqué, la pieuvre humaine déplie enfin ses tentacules et nous plonge dans un bain de jouvence sucré et haut en couleur.

deezer

 

http://www.deezer.com/album/7377096